Chez Bemoov, on conçoit et on développe nos vélos en Belgique, mais on les fabrique au Bangladesh. Et c’est un choix que nous assumons pleinement.

Ce que beaucoup de gens ignorent, c’est que le Bangladesh est aujourd’hui un leader mondial dans la fabrication de vélos haut de gamme pour enfants.  Ce n’est donc pas un choix par défaut : c’est aller chercher un véritable savoir-faire là où il se trouve.

Chez Bemoov, nous entretenons une relation étroite avec notre partenaire industriel. Nous nous rendons régulièrement sur place, nous connaissons les équipes et nous accordons une réelle importance aux conditions de travail et à la relation de confiance que nous avons construite avec elles.

Et contrairement à certaines idées reçues, on parle d’une industrie moderne, avec des compétences techniques, des processus de qualité rigoureux et des exigences sociales et environnementales.

Il y a aussi une dimension humaine importante. Le Bangladesh est un pays de plus de 170 millions d’habitants qui cherche à diversifier son économie, encore très dépendante du textile. La Banque mondiale soutient d’ailleurs le développement de son industrie légère.

Cette évolution permet de créer des emplois plus qualifiés, notamment pour les nombreux jeunes qui font des études. C’est essentiel, car cela leur offre la possibilité de construire leur avenir dans leur pays plutôt que de devoir chercher du travail à l’étranger, parfois dans des conditions difficiles.

Sur le plan industriel, c’est également cohérent. La majorité des composants viennent d’Asie. Les faire voyager jusqu’en Europe pour y assembler les vélos n’est pas nécessairement plus écologique. Produire à proximité des fournisseurs permet d’éviter des transports intermédiaires et les émissions de carbone qui les accompagnent.

Fabriquer en Europe représenterait également un surcoût estimé de 15 à 20 %, ce qui compromettrait notre compétitivité. Il faudrait aussi reconstituer toute une organisation industrielle spécialisée et trouver du personnel qualifié, alors que ces métiers techniques connaissent des difficultés de recrutement en Europe.

Mais le point essentiel, c’est que la qualité d’un vélo et les conditions dans lesquelles il est fabriqué ne dépendent pas du pays inscrit sur son étiquette. Elles dépendent avant tout du sérieux de l’entreprise, de ses partenaires et des exigences qu’elle leur impose.

Au fil de nos visites, nous avons aussi développé un véritable attachement au Bangladesh et aux personnes avec lesquelles nous travaillons. C’est un pays qui a fait des progrès considérables pour sortir de la grande pauvreté, mais qui reste confronté à d’importants défis économiques, sociaux et démocratiques. Nous apprécions particulièrement l’énergie, les compétences et la détermination des équipes que nous rencontrons sur place.

Notre choix de fabriquer au Bangladesh ne repose donc pas uniquement sur des considérations économiques. Il tient aussi au savoir-faire que nous y avons trouvé, aux bonnes relations que nous entretenons avec notre partenaire industriel et, tout simplement, à l'attachement que nous avons développé pour ce pays au fil de nos visites.

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